2ème série de chimios, COURAGE!!!
Si les trois premières chimios ont été une question d'habitude en quelque sorte, les trois autres ont été très éprouvantes, ce n'était plus le même produit qui était injecté, les chimios pour le cancer du sein ne sont pas toutes identiques, cela dépend du protocole ... à partir de la 4ème donc j'ai eu du Taxoter ( excusez l'orthographe) et à partir de ce moment là, les trois premières m'ont paru plus ou moins "insignifiantes"....ou tout du moins "supportables"..
Avec la 4ème chimio, j'ai "inauguré" une piqure dont le coût est de 1.230 € !!!pour me remonter le taux de globules blancs et les effets secondaires à la fois de Taxoter et de la piqure sont d'attaquer les articulations ...
Pour l'attaque, j'en ai été la victime .
Mercredi, la piqure faite, au bout de 30mn , je crois être paralysée, je sens une grande contraction avec une douleur atroce dans les jambes particulièrement aux genoux à couper le souffle qui peu à peu monte vers les reins, je veux marcher, impossible de poser le pied par terre, je décide absolument d'y parvenir, mon mari m'aide mais je ne marche, le tronc se déplace, se traîne , je souffre atrocement, je n'en peux plus .Je suis paralysée.... au bout de 15mn la douleur s'estompe, je n'ai jamais eu si peur , ce quart d'heure m'a paru une éternité....
Je décide à ce moment là que je n'accepterai plus cette piqure... LE CAUCHEMAR NE FAIT QUE COMMENCER;
Nous sommes le 1er février, je m'en rappellerai de cette date, de cette nuit!!!je me suis couchée pourtant à peu près bien, fatiguée mais prévoyant même un peu sortir le lendemain... Vers minuit, douleurs dans la nuque, dans les bras, dans les côtes à ne pouvoir tenir dans le lit...Je savais que ça devait plus ou moins arriver mais pas à ce point !!!non....j'essaie de m'assoupir, en fait je ne dors pas jusqu'à 4h du matin, je prends quelques petits acomptes de sommeil, après.. mais toujours avec cette douleur qui me colle à la peau.
A 8 h, toujours autant mal, la douleur se diffuse et descend dans les cheville.... je reste prostrée dans le canapé. Aucun anti inflammatoire n'y fait... "les coups d'aiguille" dans la cage thoracique s'alternent avec ces douleurs articulaires .Cela fait trois jours que je ne réussis à manger ... j'ai trop mal, ça ne passe pas.L'après midi j'essaie de me reposer , je suis une loque, le soir une forte douleur dans le dos provoque une crise d'aérophagie dans tout le corps, je me sens mal, prête à m'évanouir, je vomis , mais l'aérophagie et toujours là ...
Dimanche, je suis réellement dans le "coton", j'ai très mal derrière les mollets dans le dos, je me traine , je ne peux rien faire, je subis et attends que ça passe... . j'ai l'impression que le foie est gonflé car ça me fait mal aux côtes et je suis très gênée, la langue se met à me brûler, je ne sens plus rien, j'en ai plus que marre... la nuit du lundi vers 2h du matin, je semble ne plus avoir mal aux côtes mais j'ai une forte douleur comme des brûlures au foie et aux intestins, puis plus rien.... tout semble être disparu.
Mardi je n'ai plus mal, mais très très fatiguée, je dois me coucher sans arrêt.
Mercredi, je réussis à manger un peu et le midi un repas quasi normal ou presque, VICTOIRE...
Le lundi, malgrè tout, j'ai du sortir, kiné, docteur, bureau et comme c'était à prévoir, les nerfs ont craqué, j'ai pleuré ....Jusqu'à présent la maladie ne semblait pas m'atteindre moralement tout du moins mais maintenant j'ai la crainte que la chimio lèse d'autres organes...
Je suis dans une spirale d'attente, de ce qui va être décidé pour moi, de ce qui se passe dans mon organisme et tant qu'on a le crâne rasé, on a vraiment la marque de la maladie, c'est indéniable . Il faut pouvoir le vivre, jusqu'à présent je le vivais bien !!!!!!!!!!
( et ce n'est que la 1ère de la 2ème série !!!!!!!!!!!!)