fin de l'histoire
Mon récit sur l'année passée se terminera bientôt , c'était mon vécu, je n'en rajouterai pas
Mais avant de parler d'autre chose,j'aimerais vous dire ou vous redire , que ces différentes étapes ne s'oublient pas , elles font partie de nous .
Même si par gentillesse, on veut nous faire admettre que tout va bien, que c'est fini, que c'est une mauvaise maladie, qu'il faut être vigilant, un point c'est tout .
C'est vrai .... Mais .... On en a marre d'entendre toujours ces mêmes réflexions...
Il faut savoir qu'il nous faut un temps d'adaption à ce "statut", je le redis, cancer ôté n'est pas cancer terminé ....
mais on se bat, là n'est pas la question et on y croit . Mais nous avons des étapes à passer:
Entre l'annonce de la maladie, l'opération, la chimio, les rayons .... après nous sommes, il faut le reconnaître plus fragilisées, les traitements nous ont beaucoup fatiguées... Je ne me suis jamais autant senti fragile nerveusement qu'à cette période, où les nerfs craquent plus ou moins, et je n'ai rien pris comme à l'habitude , ne voulant pas être dépendante... orgueil ? sottise? de toute façon, je m'en suis sortie et c'est l'essentiel.
Période où l'on pense que la réintégration est acquise , j'en ai fait un test lorsque je suis allée en vacances, voyage organisé à la fin de l'été... parce que je venais de quitter la perruque, les cheveux étant à 2cm environ, on se doutait de quelque chose, gêne pour certains et pour d'autres , plaisir de minimiser ce que je pouvais ressentir , une femme rencontrée sur la plage, qui pourtant elle aussi avait eu le cancer du sein, mais non l'ablation et le curage axillaire m'a dit qu'il fallait arrêter de parler de soi ....( je ne lui avais simplement précisé que j'étais en arrêt parce que ,opérée du sein et que le bras gauche m'était douloureux !!!!)La sottise existera toujours je le sais mais de la part d'une ancienne ???
Puis le moment où l'on se sent repartir, enfin délivrée, mon journal, le blog m'y a aidé énormément;
Ce qui va m'aider aussi c'est de ne plus fréquenter cet hopital de jour , où toutes les rechutes sont là.
Il ne faut pas se croire trop forte ,on est toujours sensible, il suffit d'un mot , d'une réflexion, même si on est fort, si on veut être fort, si c'est notre tempérament on n'est pas surhumain....
Mais il faut se battre coûte que coûte ....
Moi j'ai la chance d'être entourée, de pouvoir écrire,
Mais celles qui sont seules, la dame âgée rencontrée hier et tant d'autres comment sont elles ? celles qui n'ont pas d'amies, comment le vivent elles ?
Demain, j'en parlerai si vous le voulez bien.