C'était l'avant dernière ...
Aujourd'hui c'était l'avant dernière , je n'en ai plus qu'une après celle-ci..
L'avant dernière perfusion d'herceptin ( l'anticorps administré pendant un an pour certains cancers du sein ) enfin suivant le protocole me concernant ...
Je m'y rends sans appréhension, tout à fait normalement, se rendre à Becquerel toutes les trois semaines fait partie des habitudes...
J'ai même plaisir à retrouver les ambulanciers tous ces mardi de l'herceptin!!!
Le trajet se passe toujours en papotant, de tout, de rien... des enfants.
A l'accueil, on doit indiquer notre arrivée, puis au 1er étage où l'hôpital de jour se trouve, de nouveau, on doit se présenter, là il nous est délivré notre bulletin de transport et enfin au bout du couloir on fait valider notre présence et les produits de notre perfusion vont être ainsi commandés....
Alors on a tout le temps d'aller à la cafétaria, puisqu'une petite heure se déroulera entre la commande et l'arrivée des produits.
L'ambulancière m'offre le café pas du distributeur non le bon café dans une tasse comme il se doit et moi je prends les cakes, qu'ils sont bons un vrai régal... on papote, on papote et ce matin les produits ont du être vite préparés car une infirmière est venue me chercher... j'étais désolée, c'était la première fois ... nous n'avons pas vu le temps passer .... Etrange cette sensation de pouvoir faire barrière à toutes ces souffrances qui pourtant sont présentes dans ces murs. Il suffit de tourner la tête et de voir ces personnes angoissées qui attendent au labo , de croiser cette dâme âgée, sans perruque sans turban , d'apercevoir cet enfant sur le chariot accompagné de sa maman et tous ces gens qui attendent à la cafet, chacun dans leur monde d'inquiétude , de tourment .
Et moi, je suis là, totalement insouciante... Que suis je devenue? inconsciente? insouciante? non je ne le crois pas. J'ai toujours autant de compassion de peine et pourtant j'arrive à être bien même dans ces lieux que je redoutais il y a tout juste un an.
La maladie nous rend plus fort, c'est un fait certain, elle m'a blindée sans que je m'en rende compte réellement et j'avoue que ça fait du bien .
c'était la derni
L'avant dernière perfusion d'herceptin ( l'anticorps administré pendant un an pour certains cancers du sein ) enfin suivant le protocole me concernant ...
Je m'y rends sans appréhension, tout à fait normalement, se rendre à Becquerel toutes les trois semaines fait partie des habitudes...
J'ai même plaisir à retrouver les ambulanciers tous ces mardi de l'herceptin!!!
Le trajet se passe toujours en papotant, de tout, de rien... des enfants.
A l'accueil, on doit indiquer notre arrivée, puis au 1er étage où l'hôpital de jour se trouve, de nouveau, on doit se présenter, là il nous est délivré notre bulletin de transport et enfin au bout du couloir on fait valider notre présence et les produits de notre perfusion vont être ainsi commandés....
Alors on a tout le temps d'aller à la cafétaria, puisqu'une petite heure se déroulera entre la commande et l'arrivée des produits.
L'ambulancière m'offre le café pas du distributeur non le bon café dans une tasse comme il se doit et moi je prends les cakes, qu'ils sont bons un vrai régal... on papote, on papote et ce matin les produits ont du être vite préparés car une infirmière est venue me chercher... j'étais désolée, c'était la première fois ... nous n'avons pas vu le temps passer .... Etrange cette sensation de pouvoir faire barrière à toutes ces souffrances qui pourtant sont présentes dans ces murs. Il suffit de tourner la tête et de voir ces personnes angoissées qui attendent au labo , de croiser cette dâme âgée, sans perruque sans turban , d'apercevoir cet enfant sur le chariot accompagné de sa maman et tous ces gens qui attendent à la cafet, chacun dans leur monde d'inquiétude , de tourment .
Et moi, je suis là, totalement insouciante... Que suis je devenue? inconsciente? insouciante? non je ne le crois pas. J'ai toujours autant de compassion de peine et pourtant j'arrive à être bien même dans ces lieux que je redoutais il y a tout juste un an.
La maladie nous rend plus fort, c'est un fait certain, elle m'a blindée sans que je m'en rende compte réellement et j'avoue que ça fait du bien .
c'était la derni
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